°° PrésentatiOn °°

 °° PrésentatiOn °°

bOnjOur ami du jOur! (Ou du sOir.. evidement)




Donc, nous allons commencer avec les banalités ( je sais, c'est pas marrant.. xD)



Alors, j'ai 15 ans, ch'uis au lycée, je teste la physique, ma prof d'SVT est trop chiante, mon prof d'histoire ts marrant, mon prof de fraais passe du coq à lne, ma prof d'anglais est fofolle gentille, la prof d'allemand sympa mais sans plus..

et p'is mon prénom... ben.. on va dire que je vais pas le dire, hein? xD



Alors, mon surnom (c'est beaucoooup mieux) , j'en ai plein :

Gr
ande SDC,
Tournesol,
pe
tite fraise des bois,
p
este ( xD mon prof d'histoire m'appelle comme ça, n'est ce point dra?)
et aussi Grace (c'est mon pseudo d'auteur :D)

al
ors, choississez celui qui vous plait le mieux (j'ai une petite affection pour Tournesol en ce moment xD)



Après, mes passions:
alors, lecture, ordi (un peu) , et écrire.




Ma musique: c'est plut le pop-rock, mais aussi Rock. J'aime bien certain "classique" style Beethoven : Lettre à Elise ou Sonate au Clair de Lune. Ainsi qu'Immediate musique et Viva Skillet!!!



En film ou série: .. Stargate SG1 (ma tape pas dra!) , Despereate House Wife, Dr.House, Love Actually, Mafia Blues, Elephant, Tais-toi et plein d'autre xD





Et vous? Avez-vous le courage de vous présenter
?
?
?




Voilà!! Pour ceux qui ont tout lu, je vous decerne la médaille du courage!




____




Enfi
n, maintenant, pourquoi j'ai créé ce blog (et non, j'ai pas finis de blablater! xD, mais courage, on arrive à la fin xD) ,

e
t bien, j'écris une histoire auquel je me suis inspirée par des "évenements" qui se passe dans mon lycée, en gros.

Mais, il n'y aura pas que ça sur ce blog, rassurez vous! (bien que je ne sais pas encore ce que je vais mettre xD)

V
oilà, je vais bientôt publier le chapitre 1!

# Posté le vendredi 21 novembre 2008 17:12

Modifié le vendredi 21 novembre 2008 17:25

°° lOve °°

"Aimer, c'est ne plus avoir le droit au Soleil des autres. On a le sien."







Donnez moi vos citations amoureuses :D





de ma dradra:

- Ah ! l'amour l'amour l'amour Quand ça vous prend Faudrait partir en courant.

- Il y a deux sortes d'amour : l'amour insatisfait, qui vous rend odieux, et l'amour satisfait, qui vous rend idiot.

- Je t'aime, tu t'aimes, on sème.

-
L'amour n'a point dge : il est toujours naissant

- Si l'amour embellit les femmes, les femmes, elles, embellissent l'amour.

-
Un amour sans jalousie est un amour imparfait.

- L'amour, c'est comme l'électricité. On allume le ple sans penser au prix.



De ma p'tite SDC


- L'amour c'est cOmme des trains, ça se crOise et se croise et finit un jour par se percuter !!

- Si l'amour te tombe dessus surtout, promets moi de prendre tes jambes a ton cou et de courire le plus vite possible.

- Si l'Amour avec un grand A existe previent moi que je sois là pour le voir.

- L'amour est si duren mais la tromperie si facile

- L'amour, l'amour, l 'amour si sa n'existait pas il faudrait l'inventer!




De ma brioche:


- L'Amour, tu passes des années à le chercher.
E
t quand tu l'as enfin trouvé, il s'en va en courant.

-Il y a un adage qui dit qu'on fait toujours du mal à ceux qu'on aime,
m
ais il oublie de dire qu'on aime ceux qui nous font du mal. *c'est le syndrome de stockolm ça xD*

-Dans un couple l'un au moins doit être fidèle, de pférence l'autre.

-L'amour fait ntre la jalousie mais la jalousie fait mourir l'amour.

-Tu n'aimes pas une femme parce qu'elle est belle. Elle est belle parce que tu l'aimes.










Grégoire - Donne moi une chance (tellement juste, tellement vrai...)

C
omment faire pour se plaire ?
O
n est de la même terre mais pas du même monde,
Quel
enfer de se taire
Et co
mment se parler, ne serait-ce qu'une seconde ?
Rien
ne sert, des préjugés, des codes, des barrières,
Donne-moi une chance,
Don
ne-moi au moins un concours de circonstances,
Donn
e-moi une chance,
D
onne-moi au moins un doute, une coïncidence
J'ai le corps qui t'appelle et le c½ur qui te pense,
Donn
e moi une chance,
Dans la foule infidèle, accorde moi une danse,
Et
donne moi une chance,
On
s'évite, ça excite,
Bien
sur, l'indifférence attise les envies
Des re
gards qui s'égarent,
On
a beau le vouloir, l'Autre nous l'interdit
E
t l'on part
Mais dis moi où peut-on se revoir ?
Do
nne-moi une chance,
Donne
-moi au moins un concours de circonstances,
Donne-moi une chance,
Do
nne-moi au moins un doute, une coïncidence
J'
ai le corps qui t'appelle et le c½ur qui te pense,
Donne moi une chance,
Da
ns la foule infidèle, accorde moi une danse,
Et don
ne moi une chance,
Laiss
er aller nos êtres,
Appre
ndre à se connaître,
Un j
our, un soir,
Et s
i nos âmes s'attirent,
Ne
plus rien s'interdire
Et
puis voir ce qu'on peut devenir,
Com
ment faire pour te plaire ?
On
est de la même terre mais pas du même monde,
Quel e
nfer de se taire
E
t comment se parler, ne serait-ce qu'une seconde ?

Rien
ne sert, des préjugés, des codes, des barrières,
D
onne-moi une chance,
Donn
e-moi au moins un concours de circonstances,
Donne
-moi une chance,
Do
nne-moi au moins un doute, une coïncidence
J
'ai le corps qui t'appelle et le c½ur qui te pense,
Donne
moi une chance,
D
ans la foule infile, accorde moi une danse,
Et d
onne toi une chance,
Donn
e moi, donne moi, donne moi, donne toi

( trouvé ici )

# Posté le samedi 20 décembre 2008 12:41

Modifié le samedi 10 janvier 2009 09:46

Chapitre 1" Amour et amitié, c'est la nuit et le jour. "[ Renard Jules ]

  Chapitre 1" Amour et amitié, c'est la nuit et le jour. "[ Renard Jules ]
" Amour et amitié, c'est la nuit et le jour. "
[ Renard Jules ]



L e soleil commençait à peine à se lever. Ses rayons étaient encore froids sur la peau blanche de la jeune fille. Elle frissonna et serra un peu plus son coupe-vent contre elle. Son sac ne pesait pas lourd : c'était un jour de rentrée. Elle s'assit enfin sur le banc de l'arrêt de bus. Elle était à l'avance, il n'y avait personne. Le ciel clair, annonçait une bonne journée ensoleillée. Un sourire se dessina sur ses lèvres fines. Elle allait revoir ses amis, alors même les devoirs, les profs et les contrôles ne pourraient lui enlever la joie de ces retrouvailles. Les premières personnes commencèrent à arriver, encore mal réveillé, les yeux cernés à demi-clos. Le sourire d'Anaël s'agrandit voyant son meilleur ami arriver. Elle se leva et partit à sa rencontre, le sac toujours sur le dos. Nathan la remarqua, et sourit à son tour. Il arriva d'un pas mal assuré du au soudain manque de sommeil.
-
Hey Ana ! s'écria-t-il en lui faisant la bise.
-
Salut mon Nathan !
Ils
se sourirent à nouveau, échangeant encore quelques banalités.
-
Tu as des nouvelles de Yannick? Demanda-t-elle finalement en s'éloignant du groupes d'adolescents.
-
Non, je pensais lui téléphoner ce soir...
-
Ok...
Nathan l
a prit dans ses bras pour la réconforter. Il savait qu'Anaël n'avait pas totalement oublié Yannick. Ils étaient restés ensemble deux ans tout de même. Mais, l'opportunité d'une bourse dans un autre lycée pour son ami était trop belle pour un mec des quartiers. Il devait partir. Partir pour son avenir. Rencontrer l'âme soeur au collège, c'était rare, mais pas impossible. Yannick et Anaël étaient fait l'un pour l'autre, ils étaient en totale symbiose, en accord sur tout. Le couple parfait. Le départ de son copain avait brisé Anael, qui refusait désormais de lui parler.
-
Allez... haut les c½urs ! Je suis là, moi. Et y a aussi Lola.
-
Heureusement ! Qu'est ce que je ferais sans vous ?
-
Je ne sais pas... plaisanta le jeune homme en reculant d'un pas.
Les jeunes a
dultes commençaient à reprendre leurs sacs qu'ils avaient posés. Le bus arrivait.




Anaël
posa lourdement son sac dans sa petite chambre. Elle partit dans la cuisine, convaincue qu'elle y verrait sa mère, en train de cuisiner. Elle poussa la porte, et vit sa mère souriante, qui épluchait les carottes.
-
Bonjour Anaël...
-
'lut m'man, marmonna la jeune fille en prenant une barre céréalière.
-
Alors, cette première journée ?
-
C'est le lycée, m'man ! C'est bizarre... les profs du collège vont me manquer... soupira-t-elle en grignotant.
-
C'est la seconde tout de même ! Tu vas... te sentir plus libre !
Anaël
soupira... Se sentir plus libre ? Elle en aurait bien besoin... Ses parents lui bassinaient les oreilles avec leur envie qu'elle soit plus indépendante, et ils la maternaient presque ! Elle préféra ne rien répondre... Elle n'avait pas envie de confit, surtout aujourd'hui.
-
Tu te feras d'autres amies... soupira sa mère, visiblement excédés par les « gaminerie de sa fille ».
La jeu
ne fille jeta un regard noir à sa mère, qui ne le vit pas, trop plongé dans sa cuisine. Se faire de nouvelles amies ! Elle était bien bonne celle la ! Passer d'une classe de vingt-neuf élèves, à trente-cinq ! Super... Heureusement, il y avait Nathan... et Lola aussi ! Elle ne serait pas seule... Malgré le départ de Yannick. Elle n'arrivait pas à comprendre. Non, Stop, elle devait arrêter d'y penser, elle ne voulait pas pleurer devant sa mère. Elle engloutit la fin de sa barre et s'apprêta à partir.
-
Aucun évènement notable ? demanda sa mère en souriant.
Anaël contempla sa mère
un instant. C'était étrange qu'en grandissant, on ne se confie plus qu'aux amis. Elle secoua la tête.
-
Tu as fait tes devoirs ?
Le sourire c
rispé d'Anaël se transforma en grimace.
-
C'est le premier jour, pas encore de devoirs ... Ah aussi... demain, j'ai pas cours. C'est la rentrée des premières et des terminales...
-
Ah.. tu pourrais peut-être m'accompagner à faire les cours demain ?
-
Je comptais voir Nathan. protesta la jeune fille.
-
Oh... bon, ça va aller pour cette fois là.
Anaël l
ui fit un vrai sourire, avant de s'empresser de décrocher le téléphone. Elle espérait que son meilleur ami n'avait rien à faire demain...




Anaël se coucha exténuée dans son lit. Elle garda la lumière allumée. Sa chambre, aux teintes chaudes et claires, l'apaisait. Remontant son drap sur sa poitrine, les yeux clos, elle repensa à sa journée éprouvante.



« On aurait dit un jour de foire. Des jeunes affluaient de partout vers de petits panneaux de bois auxquels étaient fixés les listes de classes. Nathan et elle se trouvaient dans la 220, avec Lola.
Ils ne se virent que lorsqu'ils rentrèrent dans leur classe. Leur retrouvaille avait été légèrement bruyante et avait fait sourire leur professeur principal, monsieur Christian Louvet. C'était leur professeur de français, un homme qui semblait assez jeune, et qui avait pourtant des traits marqués par la vie. Son sourire était chaud, et ses yeux gris pâle semblaient lire au plus profond de vous, comme s'il pouvait deviner vos pensées les plus secrètes. C'était assez déroutant, mais pas si gênant. Anaël l'avait trouvé aussitôt sympathique et cela semblait réciproque. Ses autres profs aussi avaient l'air sympa.
A la fin de la journée, les 220 n'avaient pas encore vu leur professeur d'histoire.
- Il doit s'occuper des 202. Il ne pourra pas venir aujourd'hui, par contre, vous l'aurez en première heure après-demain, leur avait dit Louvet.
- C'est quoi son nom, m'sieur ? avait demandé Angélique, une redoublante.
- Monsieur Alexandre Nadal.
- Ouais ! avait elle crié, faisant sursauter Louvet. L'est trop bien c'prof !
Louvet avait sourit, mais n'avait rien ajouter sur Nadal, pour passer aux autres profs qui allait venir se présenter. Puis ils avaient du subir le discours du proviseur qui leur radota que le taux de redoublement était de 15% et qu'il fallait absolument qu'il baisse. Ensuite, la sonnerie avait annoncé la fin de journée et ils étaient partis vers les bus.
Nathan devait aller chez l'orthodontiste, et la mère de Lola venait chercher sa fille. Ils se saluèrent et Nathan partit vers le « tortureur de dent » alors que Lola rejoignit sa mère qui était venue la chercher en voiture. Anaël allait traverser la route pour aller vers les bus quand elle vit une voiture arriver droit sur elle à pleine vitesse. Son cerveau s'était mis en pause, submergé par la panique et seul ses réflexes lui sauvèrent la vie. Elle sauta brusquement en arrière, la voiture la frôlant presque. Mais, elle se heurta à un corps chaud et souple qui lui attrapa les épaules. Elle cria et il la lâcha.
- Oh ! Calmez-vous !
Anaël se retourna tout doucement. Elle avait cogné un homme qui avait la quarantaine. Son visage était assez fatigué par les années, mais son sourire avait gardé une jeunesse intacte. Ses yeux, d'une couleur dans les marrons, brillaient d'intelligence et joie. Ses cheveux étaient déjà gris aux reflets brun clair et coupés court.
- Ca va aller ? demanda-t-il en la détaillant.
- Euh... oui...
Il parlait avec l'accent d'ici, une voix pleine d'intonation et chaude.
- Vous êtes sur ? Ce mec, c'est un chauffard ! Encore un peu, et vous passiez sous la voiture ! s'énerva-t-il.
Elle lui sourit.
- Oui, je ferais plus attention la prochaine fois.
- J'espère bien !
Elle rigola, sentant son regard sur elle.
- Bon, je dois rentrer chez moi, continua-t-il. Faites bien attention à vous.
- Oui, merci.
Il lui sourit une dernière fois et disparut dans la masse d'élèves d'un pas rapide, comme très pressé, sans se retourner.

Elle ne savait même pas qui s'était... »



Anaël donna un coup de poing à son oreiller. Depuis son « heurtage » avec cet homme, il occupait ses pensées. Qui était-il ? Un professeur ? Un parent d'élève ? Sans doute un professeur. Elle avait remarqué une sacoche de cuir fatigué. Anaël finit par s'endormir, épuisée par ses hypothèses qui lui labouraient le cerveau.

Le somm
eil d'Anaël fut perturbé par de nombreux cauchemars, à cause desquels elle se réveillait en sueur et tremblante. Quand, ce matin là, elle entrouvrit les yeux, elle fut surprise de trouver sa chambre illuminée par les rayons chauds du soleil. Anaël s'étira paresseusement, bayant tout son saoule. Elle manqua de glapir quand elle aperçut le profil grave de Nathan. Ses cheveux blonds cendrés et indomptables tombaient avec grâce devant ses yeux bleu pâle qui reflétaient la lumière acre du soleil. Dès que le jeune homme s'aperçu qu'elle était réveillée, il lui décrocha un sourire éclatant et sans appareil dentaire.
-
Wouaa... souffla Anaël.
-
Et ouais, la classe hein ? Il me l'a retiré hier.
-
Tu es enfin beau maintenant, plaisanta-t-elle en souriant.
Il cligna des yeux mais ne répondit rien.
- Tu fais quoi ici, enfaîte ? demanda-t-elle pour briser le lourd silence qui s'était installé.
-
Ben, tu m'avais donné rendez-vous chez toi à dix heures. Et il est onze...
-
Merde ! Désolée Nat ! J'ai eu du mal à m'endormir hier soir, et j'ai oublié de me lever ce matin.
-
Ce n'est pas grave Ana, ne t'inquiètes pas, la tranquillisa-t-il. Je ne suis là que depuis dix minutes. Moi qui m'attendait à me faire crier dessus...
Elle ricana, et se leva de son lit. Il la suivit des yeux.

-
Je peux me changer en tranquillité, mon p'tit Nat ?
-
Ouais...
Il s'approcha
gauchement de la porte. Puis, il se retourna, et sembla hésiter.
-
Ana, je...
Elle le regardait attentivement, alors qu'il se battait intérieurement contre lui même.
-
Laisses tomber, finit-il par lâcher, amère.
- Nat...
- Nan, dépêches t
oi de te changer, c'est tout. Je t'attends dans la cuisine.
- O
k.. eh Nat? Merci d'être là.

Nathan la regarda attentivement, ses mèches blondes passant devant s
es yeux pâles. Il haussa des épaules.
-
Je ne suis plus le petit garçon qui te suivait comme un petit chien, Ana.
- Je n'en doute pas, Nat.
- Je... je voulais
juste te le dire. J'ai... grandis
, insista t'il. Je vais faire mon possible pour te protéger à mon tour, maintenant.
Elle hocha de la tête, ne voyant pas où il vou
lait en venir. Nathan acquisa et quitta sa chambre d'un pas rageur.



Nathan a
rriva le dernier sur la plus haute branche du gigantesque platane du parc. Anaël avait déjà laissé glisser ses jambes par dessus une branche. Elle sourit à Nathan, qui peinait à retrouver sa respiration. Bien sur, il lui était difficile de voir son Nathan grandir... Ils avaient passé leur enfance ensemble, depuis le bac à sable, à maintenant. Elle l'avait défendus des autres filles quand le frêle petit garçon peinait à se protéger. Alors, maintenant qu'il était assez grand pour se dérouiller, l'instinct un peu protecteur d'Anaël le vexait dans sa fierté de « mâle ».
-
Tu n'as pas escaladé d'arbres à Londres ? T'es rouillé mon vieux ! plaisanta-t-elle, faisant taire le trouble qui naissait en elle.
-
Londres est une grande ville... Y avait plein de chose à visiter... autre que des arbres, Ana.
- Il était s
ympa ton correspondant ?
- Ouais.

Elle lui sourit et, app
uyant son dos contre le tronc, elle ferma les yeux. Le soleil était presque à son zénith, et le feuillage, peu touffu, laissait passer quelques rayons de lumière sur le visage de la jeune fille.
-
Pourquoi sommes-nous là ? demanda son ami.
-
Tu te rappelles, c'est l'arbre de notre enfance. On se racontait tous nos secrets ici.
- Oui, je me souvi
ens...
murmura-t-il nostalgique. Tu as toujours aimé cet arbre, même quand tu étais avec Yannick et que l'on n'y allait presque plus. La hauteur. L'adrénaline. Le danger. Jouer avec le feu...
- C'es
t un reproche ?
l'interrogea-t-elle, un peu douchée par les propos de son ami.
Il ne répondit pas de suite, l
a fixant de ses yeux bleus, cherchant à deviner ses pensées.
-
Ne changes pas de sujet.
Elle le regar
da longtemps. Elle savait qu'il était impatient de savoir ce qu'elle voulait lui dire, mais elle ne trouvait pas ses mots.
-
Alors ? insista-t-il.
Anaël soupira et
fixant finalement l'horizon, elle lui raconta tant bien que mal sa rencontre avec l'homme. Il était resté silencieux tout le long de son discours, mais son visage trahissait chacune de ses émotions : Anaël le connaissait que trop bien. D'abord, colère et peur quand elle lui avait narré le passage avec la voiture. Puis, une vague jalousie s'était peinte sur ses traits lorsqu'elle chercha à lui expliquer la fascination qu'elle éprouvait pour l'homme mystérieux.
-
Ca doit être un prof, finit-il par dire acre.
-
Sans doute
, admetta Anaël à contre c½ur.
Elle jeta un regard à sa
montre, 12 :00.
-
On va manger un bout chez toi ? J'ai pas déjeuné.
- S'tu veux.

Ils descendirent
souplement de l'arbre et partirent vers la maison à Nathan.


Le lendemain matin, Anaël
arriva au lycée en riant avec Nathan. Les élèves se pressaient devant l'entrée. Lola les rejoignit en agitant le bras. C'était une de ces jeunes filles excentriques qui s'habillaient en fluo, et portaient des vêtements originaux. Ses longs cheveux bruns et bouclés étaient emmêlés et partaient dans tout les sens. Ses yeux marrons, tirant sur le vert à la lumière exprimaient chacune de ses émotions à l'excès : joie, tristesse... Et enfin, Lola militait pour la paix dans le monde et pensait qu'il « fallait rire de tout ».
-
'Jour Lola.
- Saluuut !

Avec Lola, les bonjours les plus bann
eaux devenaient un instant d'intense retrouvaille. Elle serra ses amis contre elle et, riant toujours aux éclats, ils entrèrent dans la cour du lycée pour s'asseoir sur un banc de pierre en attendant que la sonnerie annonce le début des cours. Lola entama une discussion avec Nathan sur son voyage en Angleterre. Anaël bailla et entendant sans écouter, elle observa les gens passer. Peu d'élèves sur le chemin devant eux, mais par contre, beaucoup d'adultes. Les professeurs – sans doute – riaient entre eux, discutant activement en se dirigeant vers la salle des profs. Elle reconnu son prof de maths et d'anglais passant devant elle avec des discussions enflammées. Puis le prof de français, qui allait vers l'administration. Louvet lui adressa un signe de main affectueux auquel elle répondit.
Son rega
rd parcoura la cohue à sa droite, comme si elle cherchait quelque chose. Ou plutôt quelqu'un. Quand enfin, elle le trouva. Il était là. Habillé sobrement – jeans bleu et chemise noir - et pourtant rayonnait d'une lumière attirante et irrésistible. Il se frayait un passage à travers les élèves. « Si c'est un prof, il doit forcément passer devant nous... Va t'il me reconnaître ? » Songea-t-elle.
En effet l'inconnu avançait ve
rs eux d'un pas soutenu et rapide. Anaël jeta un regard à ses amis : ils ne se rendaient compte de rien. Alors, elle reporta son attention sur l'homme. Il semblait perdu dans ses pensées et Anaël pensa qu'il allait passer devant elle sans la voir. Cependant, son regard tomba sur la jeune fille assise sur son banc. Un sourire joyeux fendit ses joues mordues par de la barbe naissante. Il s'arrêta devant elle, faisant taire Nathan et Lola.
-
Je suis content de voir que vous êtes toujours en vie, plaisanta-t-il toujours avec ce même accent.
-
Moi aussi, répondit-elle l'estomac noué. Merci de vous inquiétez pour moi.
- Mais c'est tout na
turel.

Nathan regarda longuement Anaël
puis l'homme, et en déduit que c'était l'Inconnu.
-
Et votre prénom ? demanda l'homme.
-
Anaël.
- Ca veut di
re Grâce en hébreu. C'est très joli.
- Merci.

Elle hésita mais enchaîna.

-
Et vous ?
Il sourit à nouveau et
au moment de répondre la sonnerie retentit dans l'air. Lola – que l'on pouvait difficilement garder plus de dix minutes sans bouger au même endroit - se releva comme un ressort, surprenant l'homme.
-
Ana, On doit y aller. On a cours.
Elle acquisa et se leva
à son tour, suivit de Nathan. L'homme sourit à nouveau, mais l'on pouvait déceler dans son regard une pointe de déception.
-
Bon, j'espère pouvoir vous reparler très vite. Je vous laisse, j'ai des photocopies à faire.
Et
, il partit de cette même démarche souple vers la salle des profs. Dès qu'il fut assez éloigné, Lola empoigna son amie.
-
Et bien, plutôt beau gosse, commenta-t-elle. Tu m'expliques ?
Anaël lui raconta l'épisode de la voiture en soupirant. Lola eut la même expression scandalisée lors de la première partie que Nathan. Par contre, en parlant de l'homme, ses yeux pétillèrent et ses lèvres se tordirent dans un demi-sourire espiègle.
-
Et bien ! s'exclama-t-elle à la fin du récit alors qu'il rentraient dans un couloir. Tu crois que c'est un prof ?
-
Y a de grandes chances...
Lola ne répo
ndit pas. Elle sentait bien sa tristesse au sujet de son métier bien que ses sentiments ne soient pas trop clairs. Mais cet homme l'attirait, elle devait bien se l'avouer.
-
C'est là, salle 104.
Ils posèrent leurs sacs au
sol et restèrent silencieux. Ils furent rejoins par les autres élèves de la classe, et bientôt, ils étaient tous là, à attendre leur professeur d'histoire/géographie. Anaël réfléchissait. Cet homme, c'était sa lumière dans la nuit. Et elle, elle était le petit papillon qui l'admirait. Allait-elle se brûler les ailes ?
Ce n'est q
ue six minutes après que la redoublante, Angélique, cria qu'il arrivait. Ils récupérèrent leurs affaires rapidement, grognant pour le retard de leur prof. Anaël, la tête basse au milieu des élèves, faisait à peine attention à ce qu'il se passait autour d'elle : elle essayait de se reconstituer le visage de l'homme, sa chaleur, son odeur, sa...
-
Pardon pour le retard, s'exclama le prof.
Sa voix. Anaël re
dressa vivement la tête, priant pour que ce soit un effet de son imagination. Mais elle n'avait pas rêvé. C'était bien son mystérieux inconnu qui déverrouillait la salle de classe.
-
Là, on a un problème... chuchota Lola.

# Posté le vendredi 16 janvier 2009 17:15

Modifié le samedi 17 janvier 2009 07:29